Les montants ci-dessous valent pour les versements effectués en 2026, déduits des revenus 2026 (déclaration en 2027) — et pour cette année-là seulement.
- Échéance : le versement doit être encaissé au plus tard le 31 décembre 2026 pour être déduit des revenus 2026.
- Plafond : 10 % des revenus d’activité de 2025, avec un maximum de 37 680 € — ou 4 710 € si ce montant est plus élevé.
- Votre montant exact figure sur la ligne « Plafond épargne retraite » de votre avis d’impôt : c’est la seule référence opposable.
- Nouveau depuis le 1er janvier 2026 : après 70 ans, les versements restent possibles mais ne sont plus déductibles.
Derniers versements : maximiser l’impact fiscal avant la clôture annuelle #
Les versements volontaires sur un PER individuel sont déductibles du revenu brut global, dans la limite d’un plafond propre à chaque membre du foyer fiscal. L’économie d’impôt dépend donc de votre tranche marginale d’imposition (TMI) : plus elle est élevée, plus la déduction pèse.
Le barème de l’impôt sur le revenu étant revu chaque année, lisez votre tranche réelle sur votre avis plutôt que de raisonner sur un pourcentage supposé.
Optimiser son plafond épargne retraite et éviter les oublis #
Le plafond de déduction est individuel et recalculé chaque année. Pour les versements de 2026 : 10 % des revenus d’activité nets de 2025, plafonnés à 37 680 €, avec un plancher de 4 710 € qui s’applique aussi aux personnes sans revenus professionnels — retraités et conjoints collaborateurs inclus.
Ce plafond n’est pas un chiffre brut : il est réduit par ce que votre entreprise a déjà versé pour votre retraite supplémentaire (cotisations obligatoires, abondement employeur dans la limite exonérée, jours de CET affectés) et majoré des plafonds non utilisés. La ligne de votre avis intègre déjà ces deux corrections : c’est pour cela qu’elle fait foi, et pas un calcul maison.
Mutualisation entre conjoints : sur option, pas automatiquement
Les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune peuvent additionner leurs plafonds — mais sur demande : il faut cocher la case 6QR de la déclaration. Sans elle, chacun reste limité à son propre plafond.
Trois compartiments, trois fiscalités : ne pas les confondre
C’est l’erreur la plus coûteuse sur ce sujet. Tout PER est organisé en trois compartiments selon l’origine des fonds, et le régime fiscal de l’un ne vaut pas pour les autres.
| Compartiment | Ce qu’il reçoit | Traitement fiscal à l’entrée |
|---|---|---|
| N° 1 — individuel | Vos versements volontaires | Déductibles du revenu global dans la limite du plafond épargne retraite, ou non déductibles sur option déclarée au versement |
| N° 2 — collectif | Épargne salariale : intéressement, participation, abondement de l’employeur | Exonérés d’impôt sur le revenu : ce n’est pas une déduction, et l’abondement réduit votre plafond individuel |
| N° 3 — catégoriel | Cotisations obligatoires de l’employeur, et du salarié si l’accord le prévoit | Régime propre aux cotisations obligatoires ; sortie uniquement en rente |
Ce qui a changé en 2026 : les évolutions réglementaires à connaître #
Deux changements modifient la façon de raisonner cette année ; un troisième point mérite d’être rappelé.
| Point | Règle applicable |
|---|---|
| Versements après 70 ans | Depuis le 1er janvier 2026, ils restent possibles mais ne sont plus déductibles : la déduction suppose un versement fait avant vos 70 ans. |
| Report des plafonds non utilisés | Majoration par les fractions non utilisées des 5 années précédentes. Transitoire : la part de 2024 reste utilisable jusqu’en 2027, celle de 2025 jusqu’en 2028. |
| Transfert des anciens contrats | L’épargne d’un PERP ou d’un contrat Madelin peut être transférée sur un PER individuel ; ces produits ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020. |
Gestion dynamique et allocation : préparer la retraite tout en restant agile #
La fin d’année est aussi le moment où l’on regarde la répartition de son PER entre supports sécurisés et unités de compte. Une année boursière peut déformer une allocation initiale sans qu’on s’en aperçoive : la part risquée finit par ne plus correspondre à l’horizon de départ.
- Plus l’horizon de liquidation approche, plus la question de la sécurisation progressive se pose : c’est le principe de la gestion pilotée par horizon, proposée par défaut sur la plupart des PER.
- La diversification peut passer par des classes d’actifs distinctes (fonds euros, actions, immobilier indirect, obligations) — sans qu’aucune ne constitue une recommandation : les unités de compte ne garantissent pas le capital.
Transmission et succession : les enjeux à anticiper avant la retraite #
La fiscalité du PER au décès ne dépend pas de la date à laquelle les versements ont été faits, mais de deux éléments : la nature du plan et l’âge du titulaire au moment du décès.
| Situation | Régime applicable aux bénéficiaires |
|---|---|
| PER d’assurance — décès avant 70 ans | Abattement de 152 500 € par bénéficiaire ; au-delà, 20 % jusqu’à 700 000 € de quote-part taxable, puis 31,25 %. |
| PER d’assurance — décès après 70 ans | Droits de succession après un abattement de 30 500 €, global et partagé entre les bénéficiaires. |
| PER bancaire (compte-titres) | Les sommes sont intégrées à l’actif successoral et taxées selon la fiscalité des successions. |
La clause bénéficiaire, elle, se relit à chaque événement familial — naissance, divorce, remariage : c’est la seule qui détermine à qui reviendra l’épargne.
Les erreurs à éviter avant le 31 décembre 2026 #
- Raisonner sur les montants d’une année passée. 37 680 € et 4 710 € valent pour les versements de 2026, pas pour ceux de 2025.
- Supposer la mutualisation acquise entre conjoints alors qu’elle suppose une imposition commune et la case 6QR cochée.
- Traiter l’épargne salariale comme une déduction. Le compartiment collectif est exonéré, pas déduit — et l’abondement réduit le plafond individuel.
- Verser après 70 ans en attendant une déduction qui n’existe plus depuis le 1er janvier 2026.
- Confondre déduction à l’entrée et exonération à la sortie : un versement déduit est imposé à la sortie. C’est un report d’imposition.
- L’échéance utile : 31 décembre 2026, pour l’impôt 2027 sur les revenus 2026.
- Plafond 2026 : 10 % des revenus d’activité 2025, maximum 37 680 €, plancher 4 710 €.
- La ligne « Plafond épargne retraite » de l’avis est la seule référence à utiliser.
- Après 70 ans, les versements ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026.
- Sur un PER d’assurance, c’est l’âge au décès — pas la date des versements — qui fixe le régime.
Questions fréquentes #
Jusqu’à quelle date puis-je verser pour déduire sur mes revenus 2026 ?
Comment connaître mon plafond exact ?
Mon conjoint n’utilise pas son plafond : puis-je l’utiliser ?
La déduction est-elle définitivement acquise ?
- Service-Public — Plan d’épargne retraite (PER), vérifié le 18 juin 2026 : plafonds, règle des 70 ans, report, fiscalité au décès.
- impots.gouv.fr — Épargne retraite, mis à jour le 7 avril 2026 : article 163 quatervicies du CGI, éléments réduisant le plafond, transferts.
- impots.gouv.fr — La ligne « Plafond épargne retraite » de l’avis, mis à jour le 7 juillet 2026 : case 6QR.
- Service-Public — Livret A, vérifié le 1er août 2026 : plafond de 22 950 €.
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Plan de l'article
- Derniers versements : maximiser l’impact fiscal avant la clôture annuelle
- Optimiser son plafond épargne retraite et éviter les oublis
- Ce qui a changé en 2026 : les évolutions réglementaires à connaître
- Gestion dynamique et allocation : préparer la retraite tout en restant agile
- Transmission et succession : les enjeux à anticiper avant la retraite
- Les erreurs à éviter avant le 31 décembre 2026
- Questions fréquentes